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Un nouvel essai, ou plutôt sept courts essais, de Milan Kundera, dans le droit fil de ses ouvrages « L’art du roman » et « Les testaments trahis » .On sait que ses plus récents romans, écrits directement en français, sont en rupture formelle avec les précédents, ceux qui datent de sa « période tchèque », et qui l’ont rendu célèbre. On y trouve en effet en contrepoint du récit, une petite voix qui commente ce que le lecteur est en train de découvrir. C’est qu’entretemps, Milan Kundera a entamé une réflexion sur le roman, qui pose d’ailleurs la question de son aboutissement, à l’heure où le paysage littéraire contemporain peut laisser perplexe : la machine à produire n’a jamais tant fonctionné.

Mais loin d’en célébrer la disparition, Kundera veut recadrer cet « art du roman ». Il s’inscrit dans la lignée des grands auteurs européens, sur lesquels il s’appuie d’ailleurs constamment pour dire en quoi la littérature et le roman en particulier forment un art indispensable. Depuis Rabelais et Cervantès, les fondateurs, le roman a trouvé une raison d’être, qu’à la suite de Fielding, Kundera décrit comme un acte de connaissance. Si l’on veut parler d’histoire du roman, « appliquée à l’art, la notion d’histoire n’a rien à voir avec le progrès ; elle n’implique pas un perfectionnement, une amélioration, une montée (.). L’ambition du romancier est non pas de faire mieux que ses prédécesseurs, mais de voir ce qu’ils n’ont pas vu, de dire ce qu’ils n’ont pas dit » . C’est la tâche du romancier d’ouvrir ainsi le rideau, ce voile tendu devant la réalité.

Milan Kundera
Le rideau
Gallimard

Au fil de l’entretien entre Pierre Delrock et Bernard Foccroulle se dégage le parcours d’un homme pour qui l’art n’est pas seulement un divertissement mais un moyen de connaissance, d’émerveillement et d’éducation. Le directeur de La Monnaie a ouvert l’opéra, en résonnance avec le monde qui nous entoure, en le mettant au service des créateurs, du public, des publics plutôt, dans un esprit profondément humaniste.

Pierre Delrock et Bernard Foccroulle
Entre passion et résistance
Labor

Alors que le brandon du Bien contre le Mal enflamme une partie du globe, qu’au nom de Dieu on massacre l’homme, Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros posent modestement la question de la place de l’individu en tant que tel, sensible à ses semblables. Au gré de leurs disciplines, la linguistique, la philosophie, la musique, ils dégagent l’émergence de l’individu dans l’art et les conséquences qui en découlèrent dans notre perception du monde. Depuis Petrarque, Monteverdi, depuis Van Eyck, l’homme a démarqué son sort de celui de sa corporation, de sa caste, sortant du troupeau des fidèles pour affirmer sa singularité. La musique, la peinture, l’écrit ont été les instruments et le siège de cette émancipation. A la Renaissance, l’art se met à hauteur de cet homme dérisoire, ordinaire et pourtant capable de toucher du doigt le divin par la beauté et l’harmonie.

Les trois textes de Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros ont été écrits à la demande du Collège de philosophie et sont publiés chez Grasset. 14,60 euros.

Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros
La naissance de l’individu dans l’art
Grasset