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La Discorde. Israël-Palestine, les Juifs, la France.
Le conflit israélo-palestinien ne concerne pas que le Moyen-Orient. Si l’on s’accorde à dire qu’il est au centre des questions géostratégiques aujourd’hui, et qu’il concerne donc tout le monde, il n’en est pas moins vrai qu’il a fait irruption jusque chez nous, dans notre environnement direct. Comme le dit Elisabeth Lévy, coordinatrice de ce livre, « On ne se parle plus, on s’invective ». Cette question a en effet provoqué une césure dans certains milieux, y compris parmi les Juifs eux-mêmes.
« La Discorde » est un long dialogue entre deux représentants emblématiques de cette fracture, deux intellectuels issus de la communauté juive, et donc peu suspects d’antisémitisme, même s’ils s’opposent sur la question du sionisme. Rony Brauman, médecin, professeur à Sciences Po, ancien président de Médecins sans frontières ; et Alain Finkielkraut, philosophe, enseignant à l’Ecole Polytechnique, producteur à France-Culture.
Cinq échanges, trois en 2004, deux en 2006, dont le dernier au lendemain de la guerre du Liban. Cinq échanges sans concessions, mais toujours respectueux, sur les questions les plus actuelles, les plus délicates et les plus difficiles parfois que chacun se pose sur Israël, le sionisme, la Palestine, et leurs implications dans nos sociétés européennes, française bien sûr puisque les auteurs y sont des acteurs intellectuels importants, mais aussi, par extension, la nôtre en Belgique, où les mêmes clivages se posent.
Un livre intelligent, utile, et remarquable.

DibieChichery en Bourgogne, le village dont il est question dans cet ouvrage, c’est aussi, mutatis mutandis, les environs de Waterloo ou Braine-l’Alleud en Brabant : d’anciens espaces ruraux, situés en bordure de ville, et qui connaissent selon l’auteur une des plus grandes mutations de leur histoire millénaire , qu’on désigne sous un vocable très clair, la « rurbanisation ». C’est l’irruption de la ville à la campagne, la désocialisation au profit de l’habitat individuel et autocentré, la dilution de l’espace par le règne de la voiture. Et finalement la « déculturation » de populations entières sans que les valeurs évanouies trouvent un substitut, sinon peut-être la consommation, maîtresse de nos têtes.

Pascal Dibie est anthropologue. Il avait déjà consacré un ouvrage à son village en 1979. Son entreprise est passionnante. Il rend visite à ses concitoyens et les fait parler d’eux-mêmes. En même temps, s’interrogeant sur son propre parcours et faisant référence à ses maîtres en formation, il trouve une forme de récit qui s’insère admirablement dans la très belle collection « Terre Humaine ».

Il ne serait pas inutile que les candidats aux élections locales, comme les communales par exemple, lisent cet ouvrage. Très instructif.

Pascal Dibie
Le village métamorphosé Editions Plon, collection Terre Humaine

Vincent Van gogh mourut le 30 juillet 1890, suivi en janvier de l’année suivante par son frère Théo. Vingt-trois ans plus tard, en 1914, le corps de Théo était ramené par sa veuve à Auvers-sur-Oise pour être inhumé aux côtés de Vincent. Tant il semblait naturel que la proximité des deux frères dans la vie dût se prolonger dans la mort. Ils étaient proches en effet. Et si le génie de Vincent occulta quelque peu le personnage de Théo, simple marchand des peintres morts et trop peu des vivants , ce livre très beau au ton si juste tente de restituer la parole de ce jeune frère, cet ami, ce compagnon.

C’était mon frère (récit)
Judith Perrignon
L’Iconoclaste
(chroniqué septembre 2006 – paru mai 2006)