Le blog de la librairie Graffiti. Nos lectures, notices et critiques en Essais.

Essais
Le temps des crises

Le temps des crisesLa crise financière a inspiré au philosophe Michel Serres un petit essai dynamique. En bon historien des sciences qu’il est aussi, il plonge sous la faille boursière et dégage des causes à ce séisme. Il en dénombre six, toutes nées après la Seconde Guerre mondiale, dont les signes annonciateurs de transformations profondes sont passés trop inaperçus. L’effondrement de l’agriculture, l’accroissement de la mobilité, le vieillissement sans cesse reculé, l’explosion de la démographie, les nouvelles technologies ont, dit-il considérablement modifié notre rapport au monde et à la planète. Lassé de voir des politiques envoyés au secours de l’écologie, l’auteur du Contrat Naturel, paru il y a vingt ans, invente une sorte de gouvernance mondiale : La Biogée. Des représentants de l’air, de la mer, de l’eau, de la calotte glacière parleraient, agiraient au nom de la Terre. « Nous vivons une crise, aucun retour en arrière n’est possible, il faut donc inventer du nouveau ».

Michel Serres : Le temps des crises, Le Pommier

 
Race sans histoire

Race sans histoireToute communauté a une histoire qui se transforme au fil du temps. Raciser une population, c’est l’enfermer dans un passé sans présent ni avenir : l’assigner à être une Race sans histoire.
Les groupes qualifiés de « races » sont désignés comme les immobiles de l’histoire : incapables du moindre changement social, religieux, économique, politique. À ceux qu’on enferme ainsi dans « une race », cercle magique dont on ne peut sortir, on assène : « Vous, vous êtes toujours les mêmes ».
Au temps de la colonisation, les sciences du XIXe et de la première moitié du XXe siècle ont pensé, classé, hiérarchisé et légitimé « les races humaines. »
En même temps que cette nouvelle édition française, enrichie de chapitres inédits, cet ouvrage paraît sous le titre Race and Erudition aux États-Unis (Harvard University Press). Ce livre a été couronné par le prix Roger Caillois de l’essai.
(Notice de l’Editeur)

Maurice Olender : Race sans histoire, Points Seuil, 432p, 11€

 
Le marcheur à genoux

Le marcheur à genouxPeu avant sa mort, Jacques Henrard a eu le bonheur d’apprendre que son dernier livre allait être publié. Il s’agit de son testament spirituel, d’un retour sur ce que furent sa vie, sa foi, et sa longue errance dans le doute. Hostile et méfiant face à tout dogmatisme, il pose les questions essentielles que se pose l’homme, questions qu’il laisse toujours ouvertes; le récit s’adresse donc à tous, croyants ou non, porté par le souffle de la vie, le silence, la lumière; l’écriture est imagée, faite de mots simples, légers, fraternels, au raz des choses, à genoux et en toute humilité.

Jacques Henrard : Le marcheur à genoux, Age d’homme, collection “La petite Belgique”, 2008, 106p, 15€

 
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