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olivier-bellamy« En savourant le livre Un été avec Montaigne d’Antoine Compagnon, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l’hiver avec/bellamyhiverschubert Schubert. Et je me suis piqué au jeu. Schubert m’est toujours apparu comme une sorte de chaînon entre Mozart et... Proust.
Une quarantaine de textes ont vu le jour, au moment où les nuits sont longues. Le portrait d’un homme terriblement émouvant m’est apparu. Un coeur pur, un grand esprit, le meilleur des amis. Et toujours seul. Premier des romantiques tout en demeurant un classique, Schubert reste le plus mystérieux des compositeurs. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu’elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie.

Cet art subtil répond étonnamment à la crise de notre époque en nous offrant une introspection lucide et courageuse, une mystique tendre pour écouter le monde autrement. Et tellement d’amour. »

Dans le cadre de son partenariat avec la Chapelle musicale Reine Elisabeth,
et à l'occasion de la publication de son livre "Un hiver avec Schubert" (Editions Buchet Chastel)

Graffiti y présente l'auteur de ces lignes,

Olivier Bellamy
le dimanche 15 novembre à 10h

Petit-déjeuner/entretien mené par Sophie Creuz, libraire chez Graffiti, au Foyer de la Chapelle musicale Reine Elisabeth
et suivi, pour ceux qui le désirent, d'un concert avec au programme
Félix Mendelssohn-Bartholdy
String octet in E flat major, op. 20

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Réservation souhaitée.

 

 

 

 

mathias-enard-lglLa littérature a ceci d'extraordinaire qu'elle permet à celui qui y consent, la construction d'un imaginaire qui peut se confondre avec la réalité, apportant à l'existence un supplément de vie, une perception du monde dont il serait dommage de se priver.
Disons-le d'emblée. Nous tenons Mathias Enard pour un des tout grands écrivains d'aujourd'hui, tant par le style et l'érudition, que par la constitution d'une oeuvre cohérente, loin de l'égotisme contemporain, sans que pour autant le sujet en soit absent, comme peut le signifier dans ce dernier livre la présence du narrateur.

C'est l'Orient en nous qui le fascine, et presque tous ses livres portent le sceau de cette rencontre entre l'Orient et l'Occident, parfois confrontation, mais très souvent, et il ne faut pas l'oublier en ces temps incertains, symbiose, enrichissement.
Sept ans après le formidable Zone, il revient chez Graffiti.

Mathias Enard
le mardi 20 octobre à 20h

à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, au titre aussi bref

Boussole
(Editions Actes Sud)

que nous aimerions sous-titrer
En quête de l'Orient perdu


Ils furent nombreux en effet ceux qui rêvèrent d'Orient, de ses climats, de ses odeurs, terre d'aventures ou d'exploration, nourrie d'une histoire longue, plus longueboussole-mathias-enard que la nôtre, empreinte d'une mystique farouche et pure qui pouvait faire rêver, objet d'étude pour savants érudits, ou d'écriture pour romantiques. Un Orient auquel l'Occident doit beaucoup, et dont se sont inspirés tant de créateurs, Mozart, Goethe, Delacroix, Schubert, Hugo, Chateaubriand, Balzac... Sans que nous le percevions, ces pays fantasmés ont marqué de leur empreinte les arts de l'Occident.
Et précisément, le narrateur de Boussole, Franz Ritter, musicologue viennois, est un de ceux-là. Sa curiosité et sa passion en ont fait un enquêteur érudit de ces échanges, où l'on trouve encore Proust, Liszt, Beethoven, Mendelssohn, Annemarie Schwarzenbach, Donizetti, Mahler, Rimbaud, et on en passe.
C'est l'Orient ou la quête de l'autre en nous. C'est aussi l'Orient entré en Occident, comme la littérature européenne irriguée par Hafez ou Omar Khayyam. Ainsi de Pessoa par exemple.
Il y a donc cet homme, Franz Ritter qui, malade, peut-être en fin de vie, tout au long d'une nuit d'insomnie se remémore sa vie, ses voyages, ses travaux, mais toujours mêle à ses pensées la longue cohorte de ceux qui se frottèrent à l'Orient, parfois sans en revenir. Et il y a Sarah, cet amour au long cours, pousuivi mais sans cesse se dérobant, Sarah qui se porte en Orient comme un poisson dans l'eau, maniant les langues et les idées, nomade universitaire, infatigable dans ses recherches, orientaliste affirmée et "comme tous les orientalistes se posant la question du soi, de l'autre". Et après Vienne, Porta Orientis, il y a Istanbul, Damas, Alep, Téhéran, Le caire, les villes où l'on se retrouve, où l'on parle, et qui forment le creuset de cette quête improbable d'Orient.
Et enfin il y a Palmyre, emblème métaphorique de ce même Orient, auquel l'Occident s'est aussi mêlé pour le pire, et qui nous revient aujourd'hui comme une gifle. Palmyre aux mains des égorgeurs, outil d'une vengeance imprévue et pourtant prévisible. Et en contrepoint, l'Amérique et l'Europe, "en guerre contre l'autre en soi".

La boussole de Beethoven, aperçue un jour par Ritter, marquait l'Est. Cap résolument à l'Est, l'Orient rêvé, l'Orient aujourd'hui perdu.

Revivez en vidéo l'essentiel de cette rencontre avec Mathias Enard

 

 

delphine-minoui-chez-graffitiMembre du jury Albert Londres, grand-reporter spécialiste du Moyen-Orient
Delphine Minoui chez Graffiti
le dimanche 31 mai à 11h30

à l'occasion de la sortie de son livre
"Je vous écris de Téhéran" (Seuil)

 

A l'heure où le Moyen-Orient brûle de tous les feux de la discorde, de la guerre, des soubresauts de l'Histoire aussi, alors que nous n'entendons parler que de chaos irakien, de bombe iranienne, de conflits entre sunnites et chiites, entendre les témoins directs de ce qui s'y passe est précieux. Ces témoins peuvent être historiens, analystes politiques, journalistes, et parfois même y être mêlés par une histoire familiale.
C'est le cas de Delphine Minoui, française par sa mère, iranienne par son père, grand-reporter, journaliste spécialiste de cette région qu'elle couvre depuis 1997. Elle a notamment suivi pour Le Figaro l'après-11 septembre en Afghanistan, l'invasion américaine en Irak et la montée de la crise nucléaire iranienne. Elle a reçu le Prix Albert Londres 2006 pour une série de reportages en Iran et en Irak. Elle est également correspondante du journal Le Soir.
Elle est l'auteur des « Pintades à Téhéran : chroniques de la vie des Iraniennes » (éditions Jacob-Duvernet, 2007) et a dirigé l'ouvrage collectif « Jeunesse d'Iran :je-vous-ecris-de-teheran les voix du changement » (éditions Autrement, 2001).

Delphine Minoui a passé dix ans en Iran, désirant retrouver son "autre moitié", le pays de son père. De 1997 à 2009, elle a donc été basée à Téhéran, qu'elle a dû quitter à un moment où sa situation devenait critique. Aujourd'hui, dans un ouvrage dédié à son grand-père iranien, elle revient sur ce séjour où elle vit sombrer les espoirs des réformateurs. Chronique de la vie quotidienne d'une population contrainte à un total décalage entre le biroun et l'andaroun, le dehors et le dedans. Un regard mêlant l'histoire personnelle au regard de la journaliste, mais aussi un témoignage bouleversant sur le sort actuel du pays qui fut le berceau de la grande civilisation persane.
Après avoir quitté l'Iran, Delphine Minoui s'est d'abord installée à Beyrouth, et ensuite au Caire, où elle vit et travaille actuellement, suivant l'actualité du Proche-Orient pour divers organes de presse dont Le Figaro, et le journal Le Soir.

Delphine Minoui sera à Bruxelles à la fin du mois de mai en tant que membre du jury Albert Londres,où elle a succédé à Josette Allia, et sera donc présente chez Graffiti le dimanche 31 mai 2015 à 11h30.

Sur GRAFFITI.TV, la vidéo de la rencontre à la librairie

Sur FRANCE 24, la vidéo de l'entretien entre Delphine Minoui et Sylvain Attal

extrait PDF   de l'ouvrage de Delphine Minoui

Le livre sur le site de Graffiti
La version numérique