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Des nouvelles de nos amis d'Amazonie

Le chiffre d’affaires d’Amazon progresse de 23%

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© DR

 

L’activité de la multinationale progresse plus que prévu au premier trimestre 2014 mais sa rentabilité continue à baisser.
Au premier trimestre 2014, Amazon a réalisé un chiffre d’affaires de 19,74 milliards de dollars (14,26 milliards d’euros), en progression de 23% par rapport à la même période l’an dernier, soit un rythme supérieur à ce qui était attendu. Le résultat d’exploitation recule en revanche de 19,3%, à 146 millions de dollars (105,5 millions d’euros). La rentabilité s’établit 0,74%, contre 1,12% l’année précédente. En raison de charges exceptionnelles moindres, le bénéfice progresse, à 108 millions de dollars (78 millions d’euros), contre 82 au premier trimestre 2013.
 
Les frais de port augmentent de 31%, à 1,8 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros). Après déduction des recettes provenant du traitement logistique pour le compte des commerçants utilisant la place de marché d’Amazon, et des recettes du forfait transport, augmenté cette année, la charge nette de ce poste atteint 980 millions de dollars, en hausse de 28% par rapport à 2013 (soit 5% du chiffre d’affaires).
 
La multinationale réalise 60% de son activité aux Etats-Unis, où ses recettes progressent toujours plus vite qu’à l’international (26% contre 18%). La croissance vient désormais des ventes d’électronique et autres produits, et surtout des services (informatique, logistique, à +58%), alors qu’elle a beaucoup ralenti sur le segment historique “Media” (livres, CD, DVD), à 8%, et même 4% seulement à l’international, qui comprend notamment la France. Ce segment représente 27,6% des recettes du groupe au premier trimestre, contre 31% l’année précédente.
 
Dans les comptes consolidés, le secteur international présente un déficit de 60 millions de dollars (43,4 millions d’euros), en dépit des bénéfices importants apparaissant sur les comptes de la holding luxembourgeoise, toutefois non fiscalisée.

Contentieux fiscaux
 
Dans le document déposé à la SEC, Amazon indique être toujours sous le coup d’une procédure de redressement fiscal en France, qui lui réclame “environ 250 millions de dollars” (180,7 millions d’euros) d’arriérés d’impôt, pénalités et taux d’intérêt de retard compris. D’autres contentieux similaires sont signalés, sans précision quant à leur montant, avec l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Luxembourg en Europe, la Chine, l’Inde et le Japon en Asie. Le fisc américain réclame quant à lui “environ 1,5 milliard de dollars” (un milliard d’euros) de redressement, intérêts non compris.
 
Aux Etats-Unis, Amazon doit maintenant prélever des taxes sur les ventes, comme les commerçants physiques, dans un nombre grandissant d’Etats, ce qui aurait un impact sur son activité selon une récente étude universitaire, au profit notamment des magasins locaux qui redeviennent compétitifs dans une réglementation plus équitable.
 
L’application de la loi française, qui vise à obtenir le même résultat en supprimant le cumul de la gratuité des frais de port et de la réduction de 5% sur les livres, est toujours suspendue dans l’attente de l’avis de la Commission européenne sur cette disposition.