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Enterrer les morts, réparer les vivants

Simon Limbres a vingt ans lorsqu'au retour d'une partie de surf sur une plage atlantique, un accident de la route le laisse en état de mort cérébrale. Vingt ans, et un corps superbe qui ne demanderait qu'à survivre. Sauf qu'ici, c'est le corps des autres qu'il aidera à vivre. Ces autres qui attendent qu'un être meure pour gagner, qui un coeur, qui un foie, ou encore des reins. On a donc dit de ce livre qu'il était le roman d'une transplantation cardiaque. Dans les faits stricts c'est exact, et toutes les précisions nécessaires figurent dans le texte. Mais on peut y lire bien plus, le roman d'une entreprise collective, redoutablement organisée, dédiée à la transmission de la vie, ce que la médecine a de meilleur. Tout se passera en vingt-quatre heures, et c'est une chaîne humaine qui se déploie, depuis Révol, le médecin de garde en réanimation, Rémige l'infimier chargé de coordonner les prélèvements et de les attribuer, Virgilio celui qui prélève, Harfang qui transplante le coeur de Simon dans le corps de Claire. Et tous ceux qui les entourent. Et bien sûr, à côté d'eux, Marianne et Sean, parents effondrés auxquels revient l'impossible choix de dire de leur fils : "il est donneur".
Sans pathos mais avec une empathie totale, ce livre parle d'une humanité qui transcende les individus, et qui doit fonder la vie en société. Où la technique n'existe qu'au service de cette humanité, et où, dans une langue poétique, magnifique, la littérature permet de le rappeler.

"Enterrer les morts, réparer les vivants" est une réplique du Platonov de Tchekov.

Avec Réparer les vivants, Maylis de Kerangal creuse son sillon. Naissance d'un pont, en 2010 avait obtenu le Prix Médicis. Tangente vers l'Est, une "novella", en 2012, nous avait également enthousiasmés. Un cadeau dans cette rentrée littéraire d'hiver.

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