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Vie du livre
Paris : 296 librairies ont disparu en 15 ans

Paris : 296 librairies ont disparu en quinze ans

 

La Hune, symbole de la librairie parisienne, fermera ses portes en juin. - OLIVIER DION

Selon le recensement des commerces parisiens réalisé en mars-avril 2014 à l’initiative de la Ville de Paris, de la chambre de commerce et d’industrie de Paris et de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), la capitale compte 756 librairies dont seulement 15 ont une superficie de plus de 300 m2. C’est 83 magasins de moins qu’en 2011, date de la dernière enquête, et 296 de moins par rapport à la recension de 2000, soit une baisse moyenne annuelle de plus de 2 %… sachant qu’entre 2011 et 2014 cette baisse s’est accélérée en raison notamment, selon l’Apur, de la concurrence d’Internet. Sur cette même période de 3 ans, 164 librairies ont fermé et 81 ont ouvert, avec une tendance à un rééquilibrage géographique au profit de l’est, même si les 5e et 6e arrondissements continuent à offrir la plus forte densité de points de vente. Dans l’ensemble, les librairies représentaient, en 2014, 1,2 % des 62 000 commerces ou services commerciaux recensés à Paris. Parmi ces derniers, les évolutions sont bien sûr très contrastées selon les secteurs d’activité. Entre 2011 et 2014, les commerces de gros, agences de voyage et garages ont reculé davantage encore que les librairies alors que les opticiens, cavistes ou encore chocolatiers ont continué à se multiplier.

Clarisse Normand, Livres-Hebdo mars 2015

 
Librel expliqué par Philippe Goffe

Karoo et le PILEn1 lancent ce mois-ci ( octobre 2014) un partenariat éditorial exclusif autour du livre numérique afin d’explorer de manière complémentaire ses défis et enjeux pour les professionnels et le grand public. Tous les mois, aux articles thématiques publiés sur le site futursdulivre.be répondront des entretiens d’experts publiés sur Karoo.

En complément de cet article, lisez Comment la librairie s’organise-t-elle à l’heure du numérique ? sur le site du PILEn.


PID_$812934$_376ebd8a-31b5-11e3-9df8-2eb46605640e_original.jpg.h380Cette semaine est lancée Librel.be, une plateforme réunissant vingt-sept librairies belges, avec pour objectif d’investir le marché naissant de l’e-book. Dans un environnement marqué par la présence d’importants opérateurs étrangers (Amazon, Google, Apple), ce portail est censé permettre le développement d’un nouveau canal de vente pour les librairies partenaires, tout en valorisant leur fonction de médiation à travers un éventail de fonctionnalités ajoutées (blog, conseils de lecture, newsletter, etc.). Une démarche collective et marchande, au service de la librairie indépendante. À la tête de ce projet, Philippe Goffe, également fondateur de la librairie Graffiti à Waterloo, a accepté de répondre à nos questions.

 

Face à la montée en puissance des géants du numérique, il était important pour les librairies belges de proposer un portail collectif indépendant ? Comment est né le projet et quelle est sa trajectoire ?
L’arrivée du numérique a considérablement changé la perspective en matière de marché du livre. D’abord par ce que j’appellerais l’extension du territoire. Les frontières n’ont plus guère de sens, sauf peut-être celles de la langue, qui définit encore des usages particuliers. Ensuite par les discours. En très peu de temps, les professions du livre, et donc les libraires, par essence attachés à l’objet livre, ont été confrontés à un déferlement de discours, les uns prophétiques, les autres catastrophistes, trop rarement visionnaires, sur leur avenir. Qu’allait-il leur arriver ? Et que faire ?

Il y eut quand même une vertu à ces changements, celle de forcer les professionnels à réfléchir, et il faut reconnaître que les pouvoirs publics, en l’occurrence la Fédération Wallonie Bruxelles, ont fortement encouragé les acteurs du livre à se pencher sur la nécessité d’intégrer le numérique dans leurs activités. Et donc les libraires. Après une première mission de réflexion, la ministre Laanan a chargé le Syndicat des libraires francophones de Belgique (SLFB) de mener un travail destiné à préciser les contours d’un projet collectif d’accès pour les librairies labellisées à la vente de livres numériques.

Un groupe de travail a été constitué, composé de deux libraires, d’un éditeur numérique et d’un spécialiste du net, groupe qui a planché sur la question, étudié les offres existantes et les modèles possibles, et finalement élaboré un cahier des charges précis qui a été soumis à cinq prestataires potentiels, en France, en Suisse et au Québec. Au final, c’est un opérateur français, ePagine France, qui a été retenu.

Comment se présente Librel.be ? Qu’est-ce qui distingue cette plateforme de celles déjà présentes sur le marché ? 
Lors de notre travail d’analyse, au fil des très nombreuses rencontres que nous avons faites, plusieurs évidences sont apparues. On sait que la vente du numérique est actuellement peu rentable, et que les sites individuels des libraires équipés d’un « corner » numérique, s’ils ont l’avantage d’exister, ne présentent pas réellement d’alternative aux grands opérateurs qui à des degrés divers occupent le marché. Les vrais concurrents du libraire indépendant ne sont pas ses voisins mais ceux qui s’imposent directement lorsqu’avec un simple clic l’internaute cherche à se procurer un livre numérique. Si les libraires ne désirent pas voir le marché numérique leur échapper au profit de ces grands acteurs internationaux, il paraît judicieux de s’y intégrer à un moment où il est en voie de constitution, et de tenter un effet de masse, même réduite à la taille du marché belge : un portail de livres numériques n’aura de sens pour des librairies indépendantes comme les nôtres que s’il est collectif. Il agira comme une « marque » : Librel.be.

Il s’agit donc d’un projet fédérateur. Une série de libraires ont décidé de mutualiser leurs moyens et leur communication pour présenter à leurs clients une offre de livres numériques, mais aussi et surtout pour marquer leur présence dans un marché où l’affirmation d’une identité est importante. La librairie indépendante existe, elle offre de la proximité, et n’est pas en reste en matière d’offre de livres. La dimension locale n’est donc pas absente de ce projet, qui parlera aussi de la vie des librairies en présentant leurs animations littéraires. Parallèlement au portail commun, librel.be, chaque libraire disposera de son propre « corner », librairie.librel.be. L’internaute aura ainsi la possibilité de passer commande via le portail principal, ou via le libraire de son choix.

Librel est exclusivement centré sur la vente de livres numériques. Peut-on imaginer, à l’avenir, une prise en charge de la commercialisation de livres imprimés ?
La question d’une mutualisation des moyens pour vendre des livres papier est complexe, et c’est principalement dû aux spécificités du marché belge. La plus grande partie des livres vendus par les libraires belges francophones viennent de France. Leurs prix sont donc fixés par les éditeurs français, à l’exception notoire de quelques éditeurs, et notamment des deux premiers groupes éditoriaux français, Hachette et Éditis, qui ont créé leurs propres filiales en Belgique, et qui pratiquent ce mécanisme pudiquement appelé mark up, mais que nous appelons tabelle. Au-delà de son caractère abusif qui va dans le sens contraire de l’économie globalisée, et qui donne des armes aux opérateurs du style Amazon, ce système rend très difficile la constitution d’une base de données fiable, d’autant qu’il n’existe chez nous aucun mécanisme de régulation du prix des livres, comme c’est le cas en France. Les bases existantes chez nous doivent donc aller chercher leurs données à plusieurs sources, quand ces données existent, et ne sont en mesure de présenter ni des pratiques ni des prix unifiés. On peut donc dire que la tabelle, qui rapporte beaucoup d’argent aux distributeurs français, bloque le développement d’un outil commun. La seconde difficulté est la remontée des stocks. La chose est relativement aisée pour les grands logiciels de gestion existants. Mais tous les libraires n’en disposent pas, et la mutualisation de ce mécanisme au sein d’une plateforme commune serait coûteuse au regard du marché restreint constitué par les librairies indépendantes en FWB. On peut néanmoins rêver que les choses se débloquent. On le souhaite, on y travaille.

Selon vous, comment la librairie doit-elle s’adapter à l’univers numérique ? L’articulation entre site et magasin, livres imprimés et livres numériques, s’opère-t-elle facilement ?
Le principal écueil à l’entrée du numérique dans les pratiques des libraires est précisément qu’il s’agit d’un univers qui leur est étranger. Hommes et femmes du livre, leur culture est d’abord celle du papier et de l’objet. Mais ils sont aussi pragmatiques. Les évolutions en cours modifient sensiblement le rapport au livre d’une partie des lecteurs. Et même si certains d’entre eux choisiront d’ignorer le numérique, la plupart des libraires s’adapteront à la demande des lecteurs. Ils sont aussi commerçants et entrepreneurs, et un bon entrepreneur, même petit, « sent » le marché, ou même il l’anticipe. Nul ne sait bien sûr ce que sera vraiment ce marché dans cinq ou dix ans. La sociologie de nos pays n’est pas celle des pays anglo-saxons, et le papier y a toujours une place symbolique importante. Le métier est donc à réinventer tous les jours, et c’est aussi ce qui fait son intérêt. On peut donc raisonner autrement, et dire la nécessité de s’interroger, non plus seulement sur les technologies de notre métier, mais penser en termes de fonction : à quoi peut servir une librairie, quel rôle devra-t-elle jouer demain ?


  1. Le PILEn est un regroupement associatif qui œuvre, notamment, au développement numérique de la chaîne du livre. Cette plateforme de concertation et d’action est soutenue par la FWB et portée par quatre associations professionnelles représentant les différents acteurs de la chaîne du livre en Belgique francophone : la Maison des Auteurs, l’ADEB, EL&C et le Syndicat des libraires francophones. Le PILEn organise régulièrement des animations et des formations pour les professionnels, mène des études sur l’évolution des marchés et des pratiques en matière de livre et de lecture et propose actualités, veille et moteur de recherche sur son portail futursdulivre.be. 

 
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 James Patterson ©Fabrice Piault/LH    James Patterson ©Fabrice Piault/LH

Comme chaque année, le magazine Forbes publie son Top 100 des personnalités les plus puissantes du monde dans le secteur de la culture et du sport. Ce classement est établi à partir de plusieurs données : nombre de mentions dans les médias, nombre de fans sur les réseaux sociaux, revenus encaissés dans leur métier, revenus publicitaires, impact dans l'industrie culturelle et populaire...

Six écrivains se glissent parmi des stars de la musique, du cinéma, de la télévision et des stades. Le prolifique James Patterson (37ème) domine aisément ses confrères. Avec 90 millions de dollars de revenus empochés sur les douze derniers mois (et plus de 700 millions de dollars ces dix dernières années), l'auteur de best-seller (300 millions de livres vendus) s'est fait remarquer cette année en donnant un million de dollars pour soutenir les libraires indépendants.

Loin derrière, Dan Brown (78ème), qui profite du succès de son dernier livre Inferno (1,4 million d'exemplaires aux Etats-Unis, 28 millions de $ de revenus). Le trentenaire et millionnaire John Green (79ème) surgit dans le classement grâce à une importante communauté de fans (son compte twitter a 2,7 millions d'abonnés, son compte YouTube plus de 7 millions de suiveurs) et du carton international de son roman Nos étoiles contraires, récemment adapté avec succès au cinéma.

Inusable, Stephen King (82ème) bénéficie de bonnes ventes en librairie et de revenus continuels tirés des adaptations de ses livres. Il a récolté 17 millions de $ l'an dernier. J.K. Rowling (84ème) continue d'exploiter avec succès la série Harry Potter (13 millions de $ gagnés simplement avec Pottermore), qui va se décliner de nouveau au cinéma, en plus de ses royalties sur divers produits dérivés. 

Enfin la jeune Veronica Roth, 25 ans et 17 millions de $ dans son compte en banque, rejoint ce club très fermé grâce à la saga Divergente, également transposée au cinéma. Sa trilogie s'est déjà vendue à plus de 7 millions d'exemplaires aux Etats-Unis et son compte Twitter est déjà suivi par 350 000 fans.
 
Un article de Vincy Thomas, in Livres Hebdo du 13/0/2014
 
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