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La chair, de Rosa Montero

montero-la-chairLa chair est faible, dit-on. Et l'âge n'arrange pas les choses, à en croire certains auteurs. Il est même des moments de la vie où elles peuvent basculer. D'où une certaine angoisse sans doute devant le temps qui passe, et le besoin de le raconter. 
Soledad vient d'atteindre la soixantaine. Elle pourrait être heureuse dans son boulot, commissaire en art qui tente de mettre sur pied pour la Bibliothèque nationale de Madrid, une exposition sur les écrivains maudits. Mais comme son nom l'indique, elle est seule. Son amant vient de la quitter pour une épouse plus jeune, et pour donner le change elle s'attire les services d'un gigolo, qu'elle paiera fort cher tout en en tombant amoureuse. Situation sans issue ?
C'est avec subtilité, et en creux avec humour, que Rosa Montero met en scène ces questions délicates que sont l'attirance des femmes pour des hommes plus jeunes, le choix de ne pas avoir d'enfant, mais aussi le lent affaissement des corps, et le sexe toujours présent, toujours désiré, mêlé au furieux besoin d'aimer.
On parlait d'humour, et c'est l'effet miroir de ce livre, où une certaine Rosa Montero, journaliste de son état, remet certaines choses en place, permettant à l'auteur d'exposer sa formidable érudition en matière de littérature, et de donner la furieuse envie de lire ces auteurs dont elle parsème son roman. Qui est qui ? Peu importe, le plaisir est intense...

Rosa Montero : La chair, roman traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse, Editions Métailié, 2017, 191p.

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Romans graphiques

Eric Lambe et Philippe de Pierpont, Paysage après la bataille, Actes Sud / Frémok, 2016, 29,00 .

Fauve d’or d’Angoulême – Prix du meilleur album 2017.

Le sujet n’est pas facile : la lente reconstruction d’une femme confrontée au deuil. Dans cet album à la pagination importante, le style épuré du dessin se suffit à lui-même pour susciter une émotion intense du début à la fin. Le silence est plus éloquent que les mots dans ce récit poétique où notre humanité tente d’être préservée, s’il en est encore temps, par des personnages en marge. Un bel album justement salué au dernier festival d’Angoulême. Un must.

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Philippe Valette, Jean Doux et le mystère de la disquette molle, Delcourt, coll. Tapas, 2017, 30,90 .

Jean Doux est employé dans une société spécialisée dans la broyeuse à papier fraichement rachetée par un concurrent. Il est en retard et se dit que décidemment ce n’est pas son jour. On pourrait même dire que ce n’est jamais son jour. Il découvre (presque) par hasard une mallette cachée dans le faux-plafond du débarras, mallette dans laquelle est posée une disquette datant des années 70. Il décide de mener l’enquête. Une aventure rocambolesque et absurde, au rythme trépidant, au pays de l’open space.

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Guillaume Bouzard, Jolly Jumper ne répond plus, Dargaud, 2017, 13,99 .

Bouzard fait son hommage à Morris est c’est à pleurer … de rire. Aux éclats, on rit face au désarroi du héros solitaire à qui son alter ego d’équidé n’adresse plus la parole. Les références sont nombreuses, les dialogues percutants et les détournements tous plus désopilants les uns que les autres. Derrière le ton iconoclaste du meilleur aloi on sent le talent créatif de l’artiste et l’affection d’un auteur pour un de ses maîtres.

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Cailleaux & Bourhis, Jacques Prévert n’est pas un poète, Dupuis, coll. Aire Libre, 2017, 32 .

Comme ils l’avaient fait pour Boris Vian avec Piscine Molitor, les deux auteurs rendent un hommage littéraire (et graphique), le premier de l’année, à Jacques Prévert, dont c’est le quarantième anniversaire de la disparition cette année. Un biopic foisonnant et inspiré qui s’étend sur trente années de la vie de celui qui fut à la fois poète, scénariste et auteur de chanson et qui côtoya les plus grands artistes de son temps parmi lesquels Aragon, Desnos, Breton, Giacometti et Carné. C’est aussi une évocation pleine de vitalité du quartier de Montparnasse des années 20.

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Nicolas Juncker et Patrick Mallet, Fouché t.1 Le révolutionnaire, Arènes, 2016, 16,85 .

Figure incontournable de son temps, Fouché incarne les bouleversements de la société française de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Animal politique insaisissable, sa carrière politique s’étend de la Révolution française à la Restauration. C’est le début de cette trajectoire unique qui est racontée dans ce premier opus, la jeunesse enflammée pour les idéaux révolutionnaires, le vote inattendu en faveur de la mort de Louis XVI, son exil de province face à la colère des siens, sa répression sanglante de la tentative lyonnaise de contre-révolution, ses intrigues face à celui qui devint très vite son rival principal : Robespierre. Férus d’Histoire, cet album est pour vous.

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La sonate à Bridgetower, d'Emmanuel Dongala

dongala-sonatebridgetower.N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières. (notice de l'éditeur).
Emmanuel Dongala, originaire du Congo(Brazzaville), ayant enseigné aux Etats-unis, sort ici quelque peu de son univers habituel. Un roman qui ravira les amateurs de musique..., et les autres.

Emmanuel Dongala : La sonate à Bridgetower (Sonata mulattica), Actes Sud, 334p, 2017.

 

 

 
Les étoiles s'éteignent à l'aube, de Richard Wagamese

wagameseLorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

" (...) Les étoiles s’éteignent à l’aube. Transmission, en un souffle, de la beauté puissante de la nature sauvage et de la complexité des vies humaines, à lire d’une traite, parfois les larmes aux yeux, frappé par l’écriture concise, forte et juste. L’auteur, Richard Wagamese appartient comme ses personnages à la nation objiwé et a déjà écrit une dizaine de livres. Son dernier roman paru est le premier traduit en français, dans la collection « écrits d’ailleurs » qui édite des textes d’auteurs anglophones qui « ont pour point commun d’avoir une double culture, et une écriture riche de métissages ». Il sera présent au très beau festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, du 14 au 16 mai." Lou, Un dernier livre avant la fin du monde.  (Notice de l'éditeur)

Richard Wagamese : Les étoiles s'éteignent à l'aube, roman traduit de l'anglais par Christine Raguet, Editions ZOE, 2016.

 
Désorientale, de Négard Djavadi

djavadi-desorientaleSaluée par les libraires, à peine remarquée par les critiques, le premier roman de cette Française d'origine iranienne- ancienne étudiant de l'Insas à Bruxelles- a le charme de la profusion. « L'Iranien n'aime pas le silence », dit-elle, et on la croit si on en juge par ce roman généreux qui accroche les récits historiques et intimistes au cul de l'histoire. Exilé à onze ans, avec ses parents résistants au Shah, la narratrice entraîne le lecteur, du harem de son aïeule à l'appartement familial.
Derrière des personnages hauts en couleurs, se tisse une réflexion sur la dépossession de son identité, de sa culture, de sa langue. Et sur la difficulté de refaire du lien en soi et autour de soi quand le lien premier à été rompu. Vue d'Iran, la culture française était nourricière, idéalisée, c'était celle du combat d'idées et de l'élégance, mais vue du pavé de Paris, elle ignorante, cocasse et exotique pour l'expatriée francophile...

Negard Djavadi : Désorientale, Liana Levi, 2016


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