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Je refuse, de Per Petterson

je-refuse-per-pettersonDeux amis d’enfance se croisent quarante ans après s’être perdus de vue. Le premier, mal parti dans la vie, a semble-t-il réussi, tandis que l’autre, à qui tout était promis, est contraint à la marginalisation. Dans un chassé-croisé entre passé et présent, l’auteur de « Pas facile de voler des chevaux » (Folio) revient sur les promesses non tenues de l’existence, sur le basculement du destin. Mais cette fois, au lieu de subir, chacun des personnages dira un jour « je refuse ». Justesse et sensibilité font de ce roman norvégien un hymne au libre-arbitre, douloureux, cruel souvent quand il s’agit de se dégager d’un sort imposé. « Je refuse », interroge subtilement aussi notre société froide qui impose un mode de fonctionnement, à l’opposé de nos aspirations profondes.

Per Petterson : Je refuse, traduit du norvégien par Terje Sinding, Gallimard (Monde entier), 2014, 272p.

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Le festin des morts, de Caroline Lamarche

festindesmortsIllustré magnifiquement par le dessin et les broderies de Aurélie William Levaux, ce poème de Caroline Lamarche se déplie et se replie pour tenir dans une enveloppe. Tout son univers est ici rassemblé, prolongé par le talent de l'illustratrice. Une comptine de la Toussaint qui passe de la douceur à la violence, du jeu de l'enfance à la célébration cannibale. Le poème de Caroline Lamarche, faussement candide, se décline comme une recette de cuisine délicieuse pour ce festin des morts à la fraîcheur vénéneuse, surprenant et séduisant comme un baiser glacé. Un magnifique objet-livre d'un éditeur liégeois, à offrir pour 10 euros.

Caroline Lamarche : Le festin des morts, Tétras-Lyre, 2014, 8p.

 
La petite lumière, d'Antonio Moresco

petite-lumiere-morescoOn peut compter sur les éditions Verdier pour nous dénicher des textes rares, puissants, interpellanst. Ainsi est « La petite lumière » d'Antonio Moresco, le premier roman traduit d'un auteur italien à rapprocher d'un Erri De Luca. Dans un hameau abandonné, envahi par la végétation, le narrateur passe l'été en silence et solitude. Potagers et chemins, toutes traces de vies ont disparu sous une nature volontaire reprenant ses droits. Plus loin, des villages subsisten t; y vivent des êtres frustes, des chiens agressifs, un semblant de civilisation qu'il vaut mieux éviter. Toutes les nuits, de sa fenêtre, il aperçoit une lueur qui l'intrigue, au coeur de la forêt. L'écriture magnifique d'Antonio Moresco s'enroule telle une vrille de clématite autour de cette histoire troublante, poignante, qui mêle au conte, une réflexion sur la fin et le début de l'humanité, du temps, et des âges de la vie.

Antonio Moresco : La petite lumière, Editions Verdier, 2014, 128p.


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Poésie du gérondif, de Jean-Pierre Minautier

poesie-du-gerondifPassionné de grammaire, collectionneur maniaque de manuels de linguistique – il en possède 1186 dans 878 langues-, l'historien Jean-Pierre Minaudier compose un traité aussi hilarant qu'érudit. Alors que certains cherchent encore les premiers mots échangés par Adam et Eve, ou se lancent des anathèmes pour asseoir la suprématie de l'indo-européen, et des peuples y afférant, sur toutes les autres langues, certains musardent, se délectent, se félicitent de leur stupéfiante diversité. Ainsi est l'auteur de cet essai buissonnier, qui cartographie les sonorités modulables des consonnes, se berce du chant aérien des voyelles, de l'absence ou de la répétition de sujet dans des idiomes improbables parlés uniquement « dans le cul d'un ours », ( l'équivalent estonien de notre Houtsiplou). Qui eût cru qu'un essai de sémantique eût pu être aussi passionnant et primesautier ?

Jean-Pierre Minautier : Poésie du gérondif, Le Tripode, 2014, 160p.

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Orphelins de Dieu, de Marc Biancarelli

biancarelli-orphelinsdedieuCette danse macabre, nous entraîne dans une Corse âpre, rude, après la chute de Napoléon. Des mercenaires livrés à eux-mêmes pillent et terrorisent les villages. Quatre d'entre eux ont mutilé le frère d'une jeune femme, qui pour le venger, engage un vieux tueur solitaire, presqu'à la retraite, perclus, qui porte le nom engageant de L'Infernu. François Villon n'est pas loin, dans cette nef des misérables et des fous, ni par l'image ni par la langue, forte et belle de cet auteur corse, ami de Jérôme Ferrari, qui nous dit peut-être des choses sur d'autres mercenaires, révoltés sans cause, qui confondent liberté et barbarie.

Marc Biancarelli : Orphelins de Dieu, Actes Sud, 2014

 

 
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