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Nos choix en BD
Rose d’Elisabethville

Bruxelles, juin 1960, la Belgique se déchire sur la question de l’indépendance du Congo. Eric Vermeer, jeune journaliste engagé pour la décolonisation, ne se fait pas que des amis quand il tente de publier un article trop indulgent à l’égard de Lumumba. Rose, sa femme, est infirmière. Elle s’occupe de nombreux colons rapatriés en Belgique. Ayant elle-même passé son enfance au Katanga et nostalgique d’un monde sur le point de disparaître, elle comprend la détresse de certains d’entre eux. Un jour, le chargé d’affaire de Van Lancker, riche exploitant de mines de diamants qui s’est occupé d’elle enfant, lui remet un masque et une lettre, à n’ouvrir qu’à la mort de celui-ci. Dépositaire, sans le savoir, d’un secret convoité par des aventuriers sans scrupules, elle va devoir échapper aux pièges que ceux-ci vont lui tendre, pour exécuter les dernières volontés de son vieil ami. Largement inspirée par l’histoire de sa mère, Thilde Barboni livre ici sous le trait inspiré de Séraphine une passionnante histoire d’héritage, de quête d’identité et de course au trésor sur fond de bouleversements politiques à une époque charnière de l’histoire belge et européenne.

Séraphine ; Barboni ; Rose d’Elisabethville, Dupuis (Aire Libre), 2010.

 
Le bleu est une couleur chaude

Voilà une œuvre comme on n’en a pas croisée depuis longtemps … Rarement le thème des premiers émois d’une adolescente n’a été abordé avec autant de tact, de finesse et de sensibilité. Clémentine est une adolescente en quête d’elle-même comme il y en a tant. Sa vie bascule le jour elle rencontre Emma, une jeune fille étrange à la chevelure bleue. Un regard, une main tendue; les deux adolescentes s’intriguent, s’apprivoisent. Bientôt, la curiosité fait place au trouble. La douceur du dessin incarne à merveille la pureté des sentiments d’Emma, le fragile équilibre d’une conscience qui vacille. Poignant.

Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude, Glénat, 2010.

 
Le Montespan

Le MontespanL’adaption d’une oeuvre littéraire en bandes dessinées n’est pas chose aisée, plus d’uns s’y sont essayés avec des fortunes diverses. Nous avions beaucoup aimé le roman de Teulé, l’adaptation de Philippe Bertrand est très réussie. Pour rappel et en bref, Louis-Henri de Pardaillan, Marquis de Montespan refusera jusqu’à la mort de partager son amour avec le Monarque ensoleillé … Scandales, provocations, il tentera tout pour reconquérir son épouse étourdie par les fastes de la Cour. Si le côté leste du roman est quelque peu gommé (à peine), Philippe Bertrand, très bien documenté, insiste sur l’extrême violence des rapports de force entre courtisans et la médiocrité puante de l’aristocratie, à peine dissimulés derrière l’éclat des lustres et des dorures. Il en résulte une véritable chronique sociale, cruelle et drolatique au coeur de laquelle un héros attachant n’hésite pas à défier le pouvoir absolu.

Bertrand; Teulé, Le Montespan, Decourt Mirages, 2010.

 
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