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La sonate à Bridgetower, d'Emmanuel Dongala

dongala-sonatebridgetower.N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières. (notice de l'éditeur).
Emmanuel Dongala, originaire du Congo(Brazzaville), ayant enseigné aux Etats-unis, sort ici quelque peu de son univers habituel. Un roman qui ravira les amateurs de musique..., et les autres.

Emmanuel Dongala : La sonate à Bridgetower (Sonata mulattica), Actes Sud, 334p, 2017.

 

 

 
Les étoiles s'éteignent à l'aube, de Richard Wagamese

wagameseLorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

" (...) Les étoiles s’éteignent à l’aube. Transmission, en un souffle, de la beauté puissante de la nature sauvage et de la complexité des vies humaines, à lire d’une traite, parfois les larmes aux yeux, frappé par l’écriture concise, forte et juste. L’auteur, Richard Wagamese appartient comme ses personnages à la nation objiwé et a déjà écrit une dizaine de livres. Son dernier roman paru est le premier traduit en français, dans la collection « écrits d’ailleurs » qui édite des textes d’auteurs anglophones qui « ont pour point commun d’avoir une double culture, et une écriture riche de métissages ». Il sera présent au très beau festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, du 14 au 16 mai." Lou, Un dernier livre avant la fin du monde.  (Notice de l'éditeur)

Richard Wagamese : Les étoiles s'éteignent à l'aube, roman traduit de l'anglais par Christine Raguet, Editions ZOE, 2016.

 
Désorientale, de Négard Djavadi

djavadi-desorientaleSaluée par les libraires, à peine remarquée par les critiques, le premier roman de cette Française d'origine iranienne- ancienne étudiant de l'Insas à Bruxelles- a le charme de la profusion. « L'Iranien n'aime pas le silence », dit-elle, et on la croit si on en juge par ce roman généreux qui accroche les récits historiques et intimistes au cul de l'histoire. Exilé à onze ans, avec ses parents résistants au Shah, la narratrice entraîne le lecteur, du harem de son aïeule à l'appartement familial.
Derrière des personnages hauts en couleurs, se tisse une réflexion sur la dépossession de son identité, de sa culture, de sa langue. Et sur la difficulté de refaire du lien en soi et autour de soi quand le lien premier à été rompu. Vue d'Iran, la culture française était nourricière, idéalisée, c'était celle du combat d'idées et de l'élégance, mais vue du pavé de Paris, elle ignorante, cocasse et exotique pour l'expatriée francophile...

Negard Djavadi : Désorientale, Liana Levi, 2016


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Sur les chemins noirs, de Sylvain Tesson

tesson-sur-les-chemins-noirsDéboîté, dévissé, tordu comme un chêne liège, Sylvain Tesson est sorti d'un accident, gravement handicapé. Noué et perclus. En guise de rééducation, il a choisit les chemins de traverse, les passages de muliers, les dédales des contrebandiers, les sentes des bergers.
Parti du Mercantour vers la lumière du Cotentin, le géographe retrouve, en même temps que lui-même, la France oubliée, broussailleuse, laissée en marge de l'aménagement du territoire. Là, les ronces, les baies, les hautes herbes résistent à la modernité dévastatrice pour l'esprit et le paysage. La plume magnifique de Sylvain Tesson est son bâton de pèlerin, par elle, il voit, comme un peintre, ce que sa mauvaise oreille et son odorat déficient réinventent en marchant, comme il se réinvente lui-même.

Sylvain Tesson : Sur les chemins noirs, Gallimard

 

 

 
Une âme plus si noire, Lettres de prison, d'Eric Lammers

lammers-une-ame-plus-si-noireIl a passé dix-sept années derrière les barreaux, dont quelques-unes en isolement total. Il est vrai qu'il fut un truand redouté, un criminel violent, figure du grand banditisme dans les années 1980, par ailleurs compagnon de l'extrême-droite. Rien pour plaire... La grande question est de savoir si, après un tel parcours, une rémission est possible. Lorsqu'on est censé avoir payé sa dette à la société, peut-on s'y réinsérer ? Et quel regard attendre des autres ?
Le chemin emprunté par Eric Lammers est singulier. En prison, il est devenu un lecteur boulimique. Et ce fou de lecture s'est en plus mis à l'écriture, dont il a voulu qu'elle devienne sa raison de vivre, et qui l'a transformé. Dans cet exercice d'écriture, il s'est fait accompagner par une visiteuse de prison, qui est aussi une de nos grandes romancières. Durant deux années, ils se sont parlé par lettres interposées, dans lesquelles Lammers, prolifique, s'est révélé drôle, intelligent, émouvant, talentueux.
Des lettres qu'elle a reçues, Caroline Lamarche a tiré ce livre Une âme plus si noire, titre où pointe une espérance.
La littérature peut-elle sauver ? Ce livre remarquable pourrait en témoigner.

Eric Lammers: Une âme plus si noire, lettres de prison, préface de Caroline Lamarche, Les impressions nouvelles, 252p., 2016


 

 
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