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Race sans histoireToute communauté a une histoire qui se transforme au fil du temps. Raciser une population, c’est l’enfermer dans un passé sans présent ni avenir : l’assigner à être une Race sans histoire.
Les groupes qualifiés de « races » sont désignés comme les immobiles de l’histoire : incapables du moindre changement social, religieux, économique, politique. À ceux qu’on enferme ainsi dans « une race », cercle magique dont on ne peut sortir, on assène : « Vous, vous êtes toujours les mêmes ».
Au temps de la colonisation, les sciences du XIXe et de la première moitié du XXe siècle ont pensé, classé, hiérarchisé et légitimé « les races humaines. »
En même temps que cette nouvelle édition française, enrichie de chapitres inédits, cet ouvrage paraît sous le titre Race and Erudition aux États-Unis (Harvard University Press). Ce livre a été couronné par le prix Roger Caillois de l’essai.
(Notice de l’Editeur)

Maurice Olender : Race sans histoire, Points Seuil, 432p, 11€

Le marcheur à genouxPeu avant sa mort, Jacques Henrard a eu le bonheur d’apprendre que son dernier livre allait être publié. Il s’agit de son testament spirituel, d’un retour sur ce que furent sa vie, sa foi, et sa longue errance dans le doute. Hostile et méfiant face à tout dogmatisme, il pose les questions essentielles que se pose l’homme, questions qu’il laisse toujours ouvertes; le récit s’adresse donc à tous, croyants ou non, porté par le souffle de la vie, le silence, la lumière; l’écriture est imagée, faite de mots simples, légers, fraternels, au raz des choses, à genoux et en toute humilité.

Jacques Henrard : Le marcheur à genoux, Age d’homme, collection “La petite Belgique”, 2008, 106p, 15€

Le dérèglement du mondeFarouche défenseur des Lumières, Amin Maalouf dresse le constat de tous les manquements que ce siècle accumule au nom du progrès, de la démocratie, de la justice sociale. Désastres écologiques, guerres « civilisatrices », nationalismes, dictatures… Dans Les Identités meurtrières, Maalouf, le Libanais, de souche arabe mais chrétien, d’expression française et vivant en Bretagne, démontrait déjà l’absurdité du repli identitaire. Ne sommes-nous pas tous multiples ?
Très pessimiste quant à l’avenir de l’humanité, Le dérèglement du monde revient sur les origines historiques de la montée de l’incompréhension entre le Moyen-Orient et le monde occidental. Zéro partout, torts partagés, compte l’arbitre. Manque d’éthique d’un côté, esprit colonial de l’autre, ont abouti à une crispation des préjugés, et sont en passe de se cristalliser en haine de l’autre. Face à cette impasse explosive, Amin Maalouf plaide pour une refondation de nos valeurs communes, une invention d’autres rapports culturels, spirituels, ouverts à l’autre mais aussi à une réelle politique d’immigration, faite de droits et de devoirs. Il met en garde l’Europe contre sa cécité, sa frilosité comme dirait Elie Barnavi, et l’enjoint à retrouver son rôle de phare intellectuel. Faute de quoi, les « identités meurtries se feront meurtrières ».

Amin Maalouf : Le dérèglement du monde, essai, Grasset, 317p.