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Une première rencontre dans le cadre des festivités de notre trente-cinquième anniversaire.
Parce q
u'avec l'engouement extraordinaire qu'il connaît de la part de ceux qui aiment la littérature tout court, il occupe aujourd'hui une place importante dans les librairies, notamment chez Graffiti, et parce qu'un de ses représentants habite Waterloo, c'est le polar qui sera à l'honneur.


paul colizeLe waterlootois Paul Colize, est consultant en management et organisation, et vit à Waterloo. Passionné de littérature policière depuis toujours, il a signé une dizaine d'ouvrages du genre, dont les deux derniers, publiés à La Manufacture des livres, ont connu un succès considérable.
Back up, réédité dans la collection de poche Folio, a été finaliste du Prix Rossel 2012 (voir l'article du Soir et la défense du livre par Jean-Luc Outers).
S
on dernier livre Un long moment de silence a réçu les prix Landerneau Polar 2013 et Prixbarbara abel Boulevard de l'Imaginaire 2013.


La bruxelloise Barbara Abel est diplomée en philologie romane de l'ULB. Elle a suivi ensuite des cours d’interprétation à l’École du Passage de Paris, puis exercé un temps le métier de comédienne et participé à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, L'Esquimau qui jardinait, qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises. Elle se lance peu après dans l'écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, L'Instinct maternel, lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac. Elle fait ensuite paraître d'autres récits de suspense qui ont évoque souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie. Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.


35 ans, cela se fête. Et pour que la fête soit à la mesure de notre imaginaire, deux auteurs pas très tristes viendront partager notre gâteau d'anniversaire.

Le dimanche 13 octobre à partir de 11h, nous recevrons Alain Berenboom et Thomas Gunzig. L'occasion de parler de leurs nouveaux livres, mais aussi de leurs coups de coeur, et de leur rapport avec le monde de la librairie. Sans oublier que, tous deux chroniqueurs, au journal Le Soir, ou à la RTBF, ils portent un regard impertinent sur notre actualité.

alain berenboomAlain Berenboom, Bruxellois "pure souche" est à la fois écrivain belge, une autorité internationale en matière de droit d'auteur, professeur de droit à l’université libre de Bruxelles et chroniqueur au Soir. 
Son univers romanesque, parfois burlesque, toujours impertinent, sur fond d'histoire belge, a pu mêler roman, polar et histoire, notamment dans sa trilogie qui a pour cadre la Belgique de l’immédiate après-guerre (Périls en ce Royaume, Le Roi du Congo, La Recette du Pigeon à l’italienne).
Il publie aujourd'hui un nouveau livre, peutêtre plus intimiste ou personnel, inspiré de l'histoire de son père.
Monsieur Optimiste (Genèse Edition) raconte l'histoire d'un homme apparemment sans histoires, qu'à sa mort son fils redécouvre à travers les archives familiales. Se dessine ainsi le portrait d’un Don Quichotte original et aventureux, mauvais juif, mauvais polonais, qui, sous couvert de patronymes différents, a vécu plusieurs vies avec l’indéfectible optimisme des vrais héros.

 

thomas gunzigThomas Gunzig, a d'abord été libraire pendant 10 ans chez nos amis de la librairie Tropismes à Bruxelles. Ensuite, nous dit wikipedia, il est devenu professeur de littérature dans les écoles supérieures artistiques de La Cambre et de Saint Luc, et chroniqueur régulier pour l'émission radio Le Jeu des dictionnaires (La Première), le journal Le Soir et l'émission télévisée Les Bureaux du pouvoir de La Une. Depuis avril 2010 il est chroniqueur dans l'émission radio Matin Première, où il dresse dans son Café Serré un portrait de l'invité du jour.
Quoique différent d'Alain Berenboom, Thomas Gunzig possède aussi cette "touche" qu'on ne trouve que chez nous (peut-on la qualifier de belge ?), le sens de l'absurde, de la dérision, mais ici teinté d'un cynisme total, à prendre au second degré. Avec en plus un sens ravageur de la critique sociale, bien présente dans son dernier opus Manuel de survie à l'usage des incapables (Au diable Vauvert Editeur). Ames sensibles s'abstenir, on n'épargne au lecteur ni les morts, ni le sang, mais cela n'est que la couche superficielle, car à travers le portrait déjanté de quatre loups de banlieue qui traquent l'homme responsable de la mort accidentelle de leur mère, lui-même responsable de la sécurité dans une grande surface, s'écrit une charge au vitriol contre l'univers mécanisé, mercantilisé, inventé par les experts qui mêlent marketing et systémique au profit d'une autre espèce de prédateur, le grand méchant capitaliste.

Tout cela paraît grave ? Mieux vaut en rire, et optimistes ou incapables, c'est ce que nous tenterons de faire le dimanche 13 octobre.

Dans le cadre de la Fureur de lire

 

 

 

 




 

 

 

criseegaliteschreibercorreislamcoeurvilles

Jean-Michel Corre et Jean-Philippe Schreiber

en débat sur la multiculturalité

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 22%, 30% bientôt ?, la population musulmane d'origine immigrée est appelée à devenir majoritaire à Bruxelles et en tout cas de plus en plus importante dans la plupart des villes belges. Le phénomène est européen, et l'on sait les peurs que cette présence engendre. Non seulement parce qu'elle est la part la plus visible (et pourtant pas la seule) de l'immigration dans le paysage, mais aussi parce que l'Islam politique s'est invité dans le débat.

Cette société multiculturelle n'est pas un long fleuve tranquille. Elle appelle des adaptations dans ce qu'on appelle le "vivre ensemble", dont la volonté pour certains de mener des politiques compensatoires aux discriminations sociales et économiques. L'inscription juridique et sociétale de la différence qui en est la conséquence interroge frontalement les valeurs sur lesquelles nos sociétés se sont bâties depuis deux ou trois siècles. Le religieux, qu'on avait relégué dans la sphère personnelle, en le scindant du politique, réapparaît. L'appartenance ethnique redevient un critère identitaire.

Le débat est, à nos yeux, fondamental. C'est la question forte de ce XXIe siècle, c'est ce pourquoi des gens vivent ou meurent, au Moyen-Orient, en Inde oucorrejeanmichel ailleurs ; c'est ce pourquoi nous serons demain vraiment libres ou non", écrit Jean-Philippe Schreiber.schreiberjeanphilippe

Diplômé de l'Université libre de Bruxelles, Jean-Philippe Schreiber y est professeur depuis 1996, où il dirige le centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité (CIERL). Il y enseigne notamment l'histoire des religions et des institutions. Il publie "La crise de l'égalité. Essai sur la diversité multiculturelle" dans la collection "Liberté j'écris ton nom" des Editions Espace de libertés.

Jean-Michel Corre est diplômé en Sciences politiques et en administration publique (ENA, Paris) et en droit. Après une carrière à la Commission européenne, il se consacre à l'étude des religions côtoyées depuis son enfance tunisoise (CISMOC - Université catholique de Louvain). Il a déjà été présent chez Graffiti en 2011, en débat avec Nadia Geerts, pour son livre "Le voile et la femme en Islam". Il a publié récemment "L'Islam au coeur de nos villes", aux Editions Couleur livres, pour lequel il a obtenu le Prix du Livre politique 2012.