| La librairie, fenêtre sur le monde #mai 2006 |
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Juin 2006, ce sera le premier anniversaire de l'assassinat de Samir Kassir, éditorialiste au principal quotidien de langue arabe de Beyrouth, An-Nahar .
En décembre dernier, c'était le rédacteur en chef de ce journal, Gebrane Tuéni, qui était victime d'un attentat similaire. Samir Kassir était l'un de ceux-là. Historien et journaliste, professeur à l'Institut des Sciences politiques de l'Université Saint-Joseph, il a publié plusieurs ouvrages qui ont fait date, une histoire de « La guerre du Liban » (Karthala), une « Histoire de Beyrouth » (Fayard), et quelques mois avant sa mort, un formidable petit livre constitué de « Considérations sur le malheur arabe » (Actes Sud). Il s'y interroge sur la difficulté d'être arabe aujourd'hui, dans une partie du monde qui a toujours été dominée, longtemps par les Ottomans, puis par les Européens, et aujourd'hui par des régimes peu ou pas démocratiques enserrés dans l'étau d'enjeux géostratégiques insupportables : la "question de Palestine" et la guerre en Irak, pour ne citer que ceux-là. Et pourtant le monde arabe n'a pas toujours été à la traîne de l'Histoire. Samir Kassir revient longuement sur la Nahda, ce mouvement de Renaissance que le monde arabe avait entrepris, notamment au contact de l'Autre, principalement Européen, et qui s'est perdu dans l'arabisme politique du siècle dernier. Les Editions Actes Sud viennent de publier un livre posthume de Samir Kassir, consacré au « Liban : un printemps inachevé ». L'ouvrage reprend une vingtaine d'articles et d'éditoriaux consacrés à ce qu'on appelle maintenant « L'Intifada de l'indépendance », ce mouvement, aujourd'hui en partie entravé, qui défend l'idée d'un pays libre et démocratique. Il y a donc des pays où l'on risque sa vie en écrivant et en diffusant ses idées. Face à l'obcurantisme, les journaux indépendants, comme les librairies, sont des îlots de liberté. Philippe Goffe |
Littérature française
Le nom de Majdalani est peu connu des lecteurs, et pourtant celui-ci n’est pas un débutant.
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Jeunesse
Aurélien est un bourreau des coeurs mais il est mal dans sa peau. Pour lui, seule la musique fait sens à ses yeux et le rend vivant. Les chansons de Ray LaMontagne le font voyager dans les grands paysages américains et le blues correspond tout à fait à son état d'esprit.
Un jour, à un
En ce jour de rentrée, Clarisse est plutôt contente de reprendre les cours. Elle va retrouver Elsa, sa meilleure amie et vu l'ambiance à la maison depuis que sa mère est partie, ça ne peut pas faire de mal.
Malheureusement, elles vont rencontrer Julien, poète aux yeux bleu émeraude. Les
Essais

Vertu de l'inutilité ! Quand elle rime avec curiosité paresseuse, sédimentation heureuse d'amitié, de lectures savantes et de temps délicieusement et prétendument perdu. Fin sinologue, critique d'art, traducteur, essayiste et romancier, Simon Leys a de grandes passions, aux nombres
Littérature étrangère
En sept stations hallucinées, Donald Ray Pollock, suit le calvaire d'une Amérique de faux dévots et de vrais pourris. « Le Diable est partout » (Albin Michel), surtout en Ohio.
Dès la première ligne, le lecteur est accroché aux basques d'un garçon de dix ans et ne le lâchera plus