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La petite lumière, d'Antonio Moresco

petite-lumiere-morescoOn peut compter sur les éditions Verdier pour nous dénicher des textes rares, puissants, interpellanst. Ainsi est « La petite lumière » d'Antonio Moresco, le premier roman traduit d'un auteur italien à rapprocher d'un Erri De Luca. Dans un hameau abandonné, envahi par la végétation, le narrateur passe l'été en silence et solitude. Potagers et chemins, toutes traces de vies ont disparu sous une nature volontaire reprenant ses droits. Plus loin, des villages subsisten t; y vivent des êtres frustes, des chiens agressifs, un semblant de civilisation qu'il vaut mieux éviter. Toutes les nuits, de sa fenêtre, il aperçoit une lueur qui l'intrigue, au coeur de la forêt. L'écriture magnifique d'Antonio Moresco s'enroule telle une vrille de clématite autour de cette histoire troublante, poignante, qui mêle au conte, une réflexion sur la fin et le début de l'humanité, du temps, et des âges de la vie.

Antonio Moresco : La petite lumière, Editions Verdier, 2014, 128p.


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Poésie du gérondif, de Jean-Pierre Minautier

poesie-du-gerondifPassionné de grammaire, collectionneur maniaque de manuels de linguistique – il en possède 1186 dans 878 langues-, l'historien Jean-Pierre Minaudier compose un traité aussi hilarant qu'érudit. Alors que certains cherchent encore les premiers mots échangés par Adam et Eve, ou se lancent des anathèmes pour asseoir la suprématie de l'indo-européen, et des peuples y afférant, sur toutes les autres langues, certains musardent, se délectent, se félicitent de leur stupéfiante diversité. Ainsi est l'auteur de cet essai buissonnier, qui cartographie les sonorités modulables des consonnes, se berce du chant aérien des voyelles, de l'absence ou de la répétition de sujet dans des idiomes improbables parlés uniquement « dans le cul d'un ours », ( l'équivalent estonien de notre Houtsiplou). Qui eût cru qu'un essai de sémantique eût pu être aussi passionnant et primesautier ?

Jean-Pierre Minautier : Poésie du gérondif, Le Tripode, 2014, 160p.

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Orphelins de Dieu, de Marc Biancarelli

biancarelli-orphelinsdedieuCette danse macabre, nous entraîne dans une Corse âpre, rude, après la chute de Napoléon. Des mercenaires livrés à eux-mêmes pillent et terrorisent les villages. Quatre d'entre eux ont mutilé le frère d'une jeune femme, qui pour le venger, engage un vieux tueur solitaire, presqu'à la retraite, perclus, qui porte le nom engageant de L'Infernu. François Villon n'est pas loin, dans cette nef des misérables et des fous, ni par l'image ni par la langue, forte et belle de cet auteur corse, ami de Jérôme Ferrari, qui nous dit peut-être des choses sur d'autres mercenaires, révoltés sans cause, qui confondent liberté et barbarie.

Marc Biancarelli : Orphelins de Dieu, Actes Sud, 2014

 

 
L'été des noyés, de John Burnside

burnsideete-des-noyesNous sommes sur une l'île norvégienne, Kvaloya, proche du Grand Nord. Dix ans auparavant, à la fin de l'été, deux frères presque jumeaux, ont disparu en mer, mystérieusement, l'un après l'autre, par une nuit claire et calme. De vieilles légendes évoquent une femme qui hypnotise et tue. Cette sirène, cette Huldra celtique, est à la fois proche de la nature sauvage et gardienne du silence, du secret et des âmes. Le lecteur entre dans le récit de ce fait-divers tragique, par le récit qu'en fait dix ans après, une femme de 28 ans, inquiétante et indéterminée. Ces disparitions lui laissent des impressions changeantes, des doutes, au point que le lecteur lui aussi se met à douter... John Burnside, auteur écossais, mène la barque avec une habileté souveraine, superpose le fait-divers, le conte, les troubles de l'adolescence, le mystère du désir et de l'ascèse, à l'art et à la vie. Il écrit avec une technique de peintre, esquisse, reprend, efface, laisse en blanc, puis revient sur le motif de ce fascinant thriller métaphysique, étrange et pénétrant.

John Burnside : L'été des noyés, de John Burnside, traduit de l'anglais (Ecosse) par Catherine Richard, Editions Métailié, 2014, 336p, 20€.

 

 
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