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Vie du livre
23 avril 2007 - Journée mondiale du livre et du droite d'auteur.. et un label "librairie conseil" en Belgique #avril 2007

"En célébrant cette journée dans le monde entier, l'UNESCO s'efforce de promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur.

Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantes, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l'Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d'éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo. C'est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l'UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l'irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel.

L'idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne (Espagne) où il est de tradition d'offrir une rose pour l'achat d'un livre. Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l'intermédiaire des Commissions nationales pour l'UNESCO, les associations, centres et clubs UNESCO, les réseaux d'écoles et de bibliothèques associées et tous ceux qui se sentent motivés pour participer à cette fête mondiale. "

Simultanément, le cabinet de la Ministre Fadial Laanan profite de cette journée du livre, comme de l'été qui s'approche, pour annoncer la finalisation d'un label destiné à reconnaître les "libraires conseils". Outre un article paru dans le Soir de ce 19 avril, on pourra lire ci-dessous un texte provenant du site de la Ministre(daté du 7 mars).

Notons aussi que la Communauté française s'est associé aux éditionq Le Cri pour distribuer ce week-end dans ces dites librairies 3000 exemplaires gratuits d'un "Harry Dickson" (La bande de l'araignée, Jean Ray). Il faut ajouter, pour être complet que le Cri fête cette année 25 ans d'existence et va republier d'ici décembre une vingtaine de Harry Dickson.

"Fadila Laanan finalise un label pour les librairies de qualité

Lors d'un entretien avec quelques journalistes, Fadila Laanan a accepté de lever un coin du voile sur un projet en voie de finalisation, qu'elle avait cité parmi ses initiatives nouvelles lors de l'inauguration de la Foire du Livre de Bruxelles. À savoir la création d'un label de qualité destiné à soutenir un réseau de «libraires conseils», aussi appelés «libraires de métier».
Ce label viendra compléter la politique globale menée par la ministre de la Culture en faveur des lettres, du livre et de la lecture, afin de contribuer à la valorisation et au soutien de la diversité de la création éditoriale - notamment littéraire - en Communauté française (lire le communiqué du 27 février 2007).

L'enjeu : favoriser la diversité culturelle
«La revendication des libraires d'obtenir appui et visibilité des pouvoirs publics ne date pas d'hier, a expliqué la ministre. Le métier de libraires est en effet difficile. Il laisse une marge de profit minime, car ce segment commercial se situe dans le «commerce ou l'entreprise de prototype» : chaque livre est unique , l'un ne chasse pas l'autre et le nombre de titres publiés augmente chaque année. Cela signifie que les libraires éprouvent des difficultés à exercer réellement leur métier, à savoir donner aux livres les meilleurs une chance d'émerger .»
Et Fadila Laanan de préciser : «l'absence de réglementation du prix du livre en Belgique, la concurrence des hypermarchés et autres soldeurs est telle que le nombre de «libraires conseils» se réduit. Avec le risque de mettre la diversité de la création en péril. C'est ce point qui m'inquiète le plus. Je me suis fort engagée dans la défense de la diversité culturelle - c'est un des axes majeurs des États Généraux de la Culture - et j'ai donc été très sensible à ces arguments des libraires. Aussi ai-je chargé mon cabinet de travailler sur des mesures concrètes, en parfaite concertation avec le syndicat des libraires. Et nous sommes sur le point de finaliser le dossier.»
À ceux qui pourraient hausser les épaules, en pensant que l'avenir est à l'achat en ligne, la ministre de la Culture rétorque : «c'est vrai pour une frange de la population, qui est bien informée, relativement aisée et équipée numériquement. Mais, même pour eux, le contact «physique» avec le livre est irremplaçable » . Il faut d'ailleurs savoir que les ventes de livres demeurent le secteur le plus porteur en termes d'achat en période de fêtes de fin d'année. «Ces achats se font en librairies ou dans les grandes surfaces, note la ministre. Et j'insiste que mon propos n'est pas de mésestimer ces ventes de livres en grandes surfaces. Il est bien sûr important que les livres y soient présents, car cela offre une facilité d'accès certaine pour les consommateurs. Mais il est notoire que les supermarchés vendent essentiellement des ouvrages à rotation rapide, des dictionnaires à la rentrée des classe, les best-sellers, les prix littéraires... C'est bien. Mais il faut faire mieux, car la création ne se limite pas à cette poignée de titres très bien médiatisés».

L'acteur : un réseau de librairies de qualité
Ces constats, posés lors des États Généraux de la Culture organisés par Fadila Laanan, avaient débouché, dans la note «Priorités Culture» qui a en résulté, sur une mesure intitulée «Soutenir un réseau de librairies de qualité». Laquelle précisait: «la valorisation d'un concept de «Librairie de qualité» - en vue de promouvoir les professionnels qui mettent en avant les écrivains, illustrateurs, auteurs de notre Communauté, ceux qui fournissent conseils et informations au public - sera concertée avec les associations professionnelles ».
Le projet a pris un peu de retard, en raison de la faible structuration professionnelle du secteur. Mais il est en cours de finalisation. Le «logo» qui identifiera les libraires de ce réseau n'est certes pas encore connu, mais sur l'essentiel, Fadila Laanan et les représentants des libraires sont d'accord : «accorder un soutien aux libraires de métier qui répondent à un certain nombre de critères, notamment par le biais d'actions promotionnelles visant un large public, et singulièrement les jeunes» , a précisé la ministre.
Les critères envisagés sont les suivants : présence en magasin d'un certain nombre d'auteurs (au sens large : illustrateurs, photographes...) belges francophones ou actifs en Communauté française ; assortiment multi-éditorial, possibilité de commandes de livre à l'unité ; mise à disposition d'un minimum d'outils de recherche bibliographique (Banque du Livre Internet, Electre, Livres Hebdo, revues professionnelles spécialisées.) ; position transparente vis-à-vis du discount accordé éventuellement à telle ou telle catégorie de clients (étudiants, entreprises, bibliothèques.).
Les solderies ne seront pas retenues dans le réseau. «Mais, a souligné la ministre, il ne faut pas lire ceci comme une dévalorisation de ce métier, qui donne une seconde chance aux livres et une possibilité pour certains de les acheter à des prix défiant toute concurrence. Toutefois, ce label vise à donner un coup de pouce à ces artisans de première ligne, qui se battent pour que chaque livre rencontre son public.»

Les outils : logo, promotion, formations, etc.
Outre le logo - la «signalétique» du label , sur le principe par exemple des « Logis de France » en hôtellerie -, qui est en cours d'élaboration, une charte des droits et devoirs est aussi envisagée.
La ministre et les libraires se sont par ailleurs déjà entendus sur le principe de mettre en place les dispositifs promotionnels et médiatiques suivants, pour «valoriser» les libraires qui seront agréés dans le réseau : publication du répertoire des librairies labellisées et/ou de cartes permettant de les localiser ; organisation par exemple d'une opération « Les Coups de cour des libraires » (décernés parmi la production d'auteurs (au sens large) francophones belges ou résidant en Communauté française de Belgique) ; animations le 23 avril lors de la « Journée mondiale du Livre et des droits d'auteur » ; site Internet ; formations pour les libraires et journées d'étude, de débat, de rencontre, dont le programme annuel précis sera arrêté avant la fin de ce mois; etc.
La ministre Fadila Laanan a conclu en faisant remarquer que seront exclues du dispositif les librairies qui ne respecteraient pas les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme, de la loi du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie et de la loi du 23 mars 1995 tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'appropriation du génocide commis par le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale ou sous le couvert desquelles sont commises toutes autres infractions dont la commission est incompatible avec une labellisation par la Communauté française.
"

A suivre donc avec intérêt, ...

 
Revue de presse : Le livre peut-il se passer des libraires? #mars 2007

par Baptiste-Marrey in Le Monde des livres du vendredi 9 mars 2007

" Que nous soyons lecteur assidu ou occasionnel, le sort du livre nous concerne tous, car il est le véhicule privilégié de la pensée. Et le sort du livre est lié à celui de la librairie. On peut bien sûr se dire que les difficultés de la librairie (indépendante) sont la rançon du progrès, sans que le monde se porte mieux ni plus mal. Après tout, la Fnac et Virgin - eux-mêmes en difficulté aujourd'hui - ont fait disparaître les disquaires, même si les éditeurs de disques s'en sont mordu - trop tard - les doigts : il n'y a que les « accros » pour accepter de faire une heure de trajet ou plus pour acheter un disque. ou un livre.

On peut aussi imaginer un scénario à l'anglaise où deux ou trois chaînes de librairies (France-Loisirs-Bertelsmann, Fnac-Groupe Pinault, Hachette) couvriraient le territoire avec les mêmes « meilleures ventes » en réduisant le personnel à la surveillance et aux caisses. Mais qui ne voit que, en contrôlant la distribution, on est inévitablement amené à contrôler la production, comme le montrent les grandes surfaces ? Qu'Auchan ou Carrefour, premiers annonceurs de France, fassent de la publicité pour des détergents ou du papier toilette n'est pas forcément inquiétant, mais pour des livres ? pour des idéologies ? des candidats ?

Déjà les grands groupes éditoriaux publient, distribuent, vendent et font commenter favorablement les titres qu'ils produisent. La pente est glissante ; si l'on veut tenter de reprendre pied, il est nécessaire d'examiner la situation actuelle et, pour ce faire, de rappeler quelques vérités élémentaires que l'on fait mine d'oublier.

Le coût des bons emplacements commerciaux en centre-ville est devenu prohibitif pour les commerces individuels en général et plus particulièrement pour les librairies, car elles sont aujourd'hui le seul commerce disposant d'une marge de 33 %, insuffisante pour payer loyer, salaires, charges, publicité. Il s'ensuit que, lorsqu'un libraire prend sa retraite - et parfois avant, lors d'un renouvellement de bail par exemple -, son fonds est aussitôt repris par une banque, une chaîne de magasins ou des magasins franchisés.

Le développement des « espaces culturels » à l'intérieur ou à proximité des centres Leclerc, Auchan. dans les villes moyennes provoque la fermeture des librairies indépendantes et, incidemment, désertifie les centres-villes après avoir désertifié les campagnes. Là où les librairies survivent, elles n'ont plus en rayon que les livres de vente lente, rares ou commandés à l'unité, le gros de la production - livres pratiques, best-sellers - étant vendu dans ces grandes surfaces.

La plupart des régions ont pris le parti de distribuer gratuitement les livres scolaires, ce qui fait le beurre des grossistes - et diminue d'autant le chiffre d'affaires des libraires - mais surtout détourne collégiens, lycéens et parents de franchir le seuil d'une librairie.

Bertelsmann, groupe de communication mondiale (télévisions, radios, magazines, disques) s'intéresse en France marginalement au livre à travers sa filiale France-Loisirs, mais rachète les chaînes de librairies Alsatia, Privat (dernièrement Chapitre.com) et est en passe de devenir le premier libraire de France, alors que le livre n'est pour lui qu'un produit accessoire, au mieux complémentaire, de sa communication.

Internet enfin permet l'accès au livre que l'acheteur sait vouloir acquérir, mais ne permet pas de découvrir l'auteur ou le livre inconnu vu par hasard et tenu en mains propres chez le libraire, dont le rôle est d'autant plus important que la production éditoriale augmente : 55 000 livres publiés en 2005, 350 livres nouveaux par jour ouvrable.

Le livre est un objet quasi parfait, peu coûteux à fabriquer, si difficile à distribuer ; il est à ce jour le meilleur et le plus simple véhicule des idées, de l'imaginaire, de la beauté, des interrogations, des réflexions - en somme de la pensée indépendante qui ne peut s'exprimer librement que là - d'une façon vérifiable, permanente, à la différence du blog, qui se modifie au jour le jour. Le sort de la librairie ne concerne donc pas seulement quelques boutiquiers un peu en retard sur l'évolution du consumérisme moderne, mais nous tous, et en premier lieu des commerçants qui ont entre leurs mains quelques-unes des clefs de la démocratie.

Commerçants ? C'est là que le bât blesse. Est-ce que le marché qui a régulé, vaille que vaille, jusqu'à la fin du siècle dernier, le commerce du livre en a encore les moyens et peut-il apporter une solution aux difficultés plus haut énumérées ?

On peut en douter, et pour plusieurs raisons.

Le sort de la librairie ne sera pas résolu en grappillant 2 % ou 3 % de plus que les fatidiques 33 % de marge, si tant est qu'elle y parvienne. Il ne le sera pas non plus par les légers coups de pouce du Centre national du livre aux secteurs en perdition (théâtre, poésie, sciences humaines), même s'ils sont une bouffée d'oxygène.

Il faut évidemment mettre fin au système absurde et contre-productif des offices et des retours aussitôt pilonnés dès qu'ils sont revenus chez le distributeur : 60 millions de livres détruits chaque année en France sans que nul ne s'en émeuve.

Il faut regarder ailleurs et constater que, dans notre société, toute la vie culturelle est subventionnée (cinéma, télévision, radio, théâtre, danse, musique, arts plastiques) ; seuls les libraires vivent de littérature et d'eau fraîche (tout en payant les tarifs postaux au prix fort). Dire que si la librairie est aidée par de l'argent public elle perdra sa liberté est un leurre. Personne à ce jour n'a constaté de dirigisme culturel au Centre national du cinéma, à la direction du théâtre ou ailleurs. Le budget de cette dernière est vingt fois supérieur à celui de la direction du livre : parce que les intermittents du spectacle font plus de bruit que les gens du livre ? Ou faudrait-il, à l'image des agriculteurs, vider des tombereaux de Harry Potter dans les cours des sous-préfectures pour que les choses changent ? Et si la pluralité de la presse existe encore - malgré la tendance monopolistique des capitalistes qui en sont propriétaires - c'est bien aux subventions de l'Etat qu'elle la doit et aussi au tarif postal privilégié.

Le libraire français, actuellement sous-payé et surmené bien que hautement qualifié, ne sera pas fonctionnarisé parce que son bail ou ses murs seront pris en charge par sa municipalité - comme le montre depuis trente ans avec succès le réseau des cinémas Art & Essai, dont beaucoup de salles sont municipales. Il faut au contraire mettre en place un réseau de librairies de même type utilisant Internet et répondant à des critères précis, définis paritairement, auxquelles seront associées des bibliothèques volontaires, Art & Essai également ; elles deviendront ainsi, avec leur réseau de compétences et de lecteurs (le plus fort taux de fréquentation de tous les établissements culturels en France) membres à part entière de la chaîne du livre.

Ces propositions, qui n'ont rien d'utopique, supposent une volonté politique, de l'imagination, quelques moyens budgétaires, la résolution de négocier et une forte dose d'obstination.

Ensuite, nous discuterons jusqu'à plus soif de savoir si Platon est plus lisible sur papyrus ou sur parchemin, en livre de poche ou en « Pléiade », voire sur écran tactile, pourvu que Platon ait toujours des lecteurs.

Ecrivain, Baptiste-Marrey est l'auteur de Les Boutiques des merveilles , Ed. du Linteau, 210 p."

(Article publié par Le Monde des livres, vendredi 9 mars 2007)
www.lemonde.fr

 
De l'éditeur au lecteur, quelle indépendance? #février 2007

(Foire du livre 2007)

Débat organisé dans le cadre de la Foire du livre
vendredi 2 mars 2007 à 12h au Forum du journal "Le Soir"

présenté par Philippe Goffe (Librairie Graffiti)
avec Jérôme Vidal, responsable des éditions Amsterdam

Les libraires s'interrogent. Confrontés à la difficile maîtrise d'une offre foisonnante et pléthorique, et d'une demande de plus en plus formatée, ils reprennent à leur compte cette déclaration de Marie-Rose Guarnieri de la librairie des Abbesses à Paris : A quoi bon maintenir vivant un réseau de librairies indépendantes qui constituent une exception culturelle dans le paysage mondial et même européen, si c'est pour peu à peu glisser vers une désubstantialisation de notre éthique et de notre pratique. Comme si nous devenions des libraires décoratifs, des pièces de musée d'un temps du livre qui n'est plus.

En même temps que ce mouvement de fond, lié au phénomène de concentration et au marketing éditorial, apparaissent d'autres enjeux, telles les nouvelles pratiques de lecture, de consommation et d'accès à l'information, entre autres par Internet.

Ces interrogations sont aussi celles des éditeurs indépendants. L'un d'eux a d'ailleurs récemment stigmatisé la difficulté qu'il rencontrait à être encore visible sur les tables des libraires, quand ceux-ci ne refusaient pas, tout simplement, de présenter ses livres à leur clientèle. Le terme de censure fut même prononcé. Bien des choses peuvent être dites, en réponse à cela. Parler du risque inhérent à toute politique éditoriale, ou encore de capacité de diffusion et de distribution. Certes, mais le questionnement est plus fort.

Quelle place ont encore les éditeurs et les libraires qui pensent par eux-mêmes , quelle que soit leur structure, répondant ainsi au joli mot d'indépendance ? Et si on parlait de ces autres instances de reconnaissance que constituent par exemple les médias et les critiques ? Et finalement si on parlait des lecteurs ?

Un petit livre vient d'être publié aux Editions Amsterdam : Lire et penser ensemble . Son auteur est en même temps son éditeur, Jérôme Vidal. Son propos fait écho au type de réflexions exprimées ici. Mais surtout, il ne se contente pas de gémir ni de dénoncer. La concentration est certainement au cour des processus à l'ouvre dans l'économie du livre. Mais il est possible de proposer à la discussion d'autres pistes d'interprétation. Il ne suffit pas de se proclamer éditeur ou libraire indépendant. Jérôme Vidal s'interroge sur la notion du désir aujourd'hui, le désir du lecteur, et sur les limites de notre puissance d'agir. Le débat est large. Il permet d'y analyser la manière dont se construit la production éditoriale, et notamment celle des manuels scolaires, mais aussi d'y voir des enjeux tels que « Google livres » et les modifications en cours non seulement dans la chaîne du livre, mais dans ce qu'on pourrait nommer, par extension, la chaîne du savoir. Et in fine la place de la culture critique nécessaire à la démocratie.

L'association des libraires voudrait susciter une réflexion sur ce thème. Et pour la lancer, elle a invité Jérôme Vidal à présenter ses idées au cours d'un débat, ouvert à tous, mais auquel nous vous convions particulièrement, éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques et lecteurs, parce qu'il nous concerne tous.

Graffiti avec Actes Sud à la Foire du Livre

Notre librairie sera présente cette année à la Foire du livre de Bruxelles. En association avec les librairies Point Virgule (Namur) et Livre au Trésor (Liège), elle gérera le stand des Editions Actes Sud, représentant emblématique de l'édition indépendante de création. Venez nous rendre visite. Nous serons heureux de vous y retrouver.

Graffiti à des "entrées à moitié prix" à vous offrir ! Avec ces places, vous recevez une entrée gratuite pour une entrée payante au tarif plein (5 euros). Pour les obtenir, il vous suffit de venir nous en demander au comptoir de notre magasin !

Foire du livre de Bruxelles Tour et Taxis (du 28 février au 4 mars 2007)
Plus d'infos sur www.foiredulivredebruxelles.be

 
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