Le blog de la librairie Graffiti. Nos lectures, notices et critiques en littérature étrangère.

Littérature étrangère
Nora Webster, Colm Toibin (10/18)

Cette chronique de la vie de famille en Irlande dans les années soixante révèle le grand art de Colm Toibin, se mettre entièrement du côté de son personnage. Une mère fort en gueule, dure avec elle-même et les siens mais aussi exemplative du renoncement que suppose être femme en Irlande dans ces années-là. Son veuvage va lui faire reconquérir une liberté de pensée, et des goût enfouis. Mais de deux choses, l’une : soit vous serez conquis par ce climat grisâtre mais flaubertien d’une vie de province, soit vous périrez d’ennui !

Colm Toibin, Nora Webster, 10/18, 2017, 9,70 €.

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Les fantômes du vieux pays, Nathan Hill (Gallimard)

Pour un premier roman, c’est un coup de maître ! John Irving a adoré cette radioscopie tragi-comique des Etats-Unis de 1968 au 11 septembre. Un jeune universitaire tente d’enseigner Shakespeare à des étudiants en marketing et se réfugie dans les jeux vidéos. Son roman est en panne mais l’éditeur lui réclame l’avance reçue. Or voilà qu’il reconnaît à la télévision sa mère, disparue de sa vie quand il avait 11 ans. Elle agresse un Gouverneur républicain. Son éditeur lui demande d’écrire sur elle… Jeux de miroirs, vérité et mensonges, rumeurs et vérités rythment intelligemment ce roman aussi attachant que subtil.

Nathan Hill, Les fantômes du vieux pays, Gallimard, 2017, 25,00 €.

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Le dimanche des mères, de Graham Swift

swift-le-dimanche-des-meres.Ce septième roman de Graham Swift (Le pays des eaux) est une merveille de finesse et d’intelligence. D’une journée particulière, d’un instant anecdotique, l’auteur élabore un roman qui ne cesse de se déployer pour rendre hommage à la littérature.
Ce dimanche de printemps 1934, Jane n’est encore qu’une petite femme de chambre dans une famille aristocratique anglaise. Et tandis que tous sont partis, elle rejoint son amant, un fils de bonne famille, dans sa chambre à coucher, pour la toute dernière fois. Est-ce parce que c’est précisément l’ultime rencontre mais la première dans cette chambre cossue, qu’elle enregistre chaque détail, voit tout, et imagine l’instant autant qu’elle le vit ? Ce dimanche-là, est né, par le regard et par la sensibilité d’un corps vivant, l’écrivain qu’elle deviendra à son insu. Un dimanche bouleversant, qu’elle n’a jamais raconté, mais se remémore soixante ans plus tard, alors que devenue célèbre, elle répond distraitement à une interview…

Graham Swift : Le dimanche des mères, roman traduit de l'anglais par par Marie-Odile Fortier-Masek, Gallimard 2017

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