Le blog de la librairie Graffiti. Nos lectures, notices et critiques en littérature étrangère.

Littérature étrangère
Les étoiles s'éteignent à l'aube, de Richard Wagamese

wagameseLorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

" (...) Les étoiles s’éteignent à l’aube. Transmission, en un souffle, de la beauté puissante de la nature sauvage et de la complexité des vies humaines, à lire d’une traite, parfois les larmes aux yeux, frappé par l’écriture concise, forte et juste. L’auteur, Richard Wagamese appartient comme ses personnages à la nation objiwé et a déjà écrit une dizaine de livres. Son dernier roman paru est le premier traduit en français, dans la collection « écrits d’ailleurs » qui édite des textes d’auteurs anglophones qui « ont pour point commun d’avoir une double culture, et une écriture riche de métissages ». Il sera présent au très beau festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, du 14 au 16 mai." Lou, Un dernier livre avant la fin du monde.  (Notice de l'éditeur)

Richard Wagamese : Les étoiles s'éteignent à l'aube, roman traduit de l'anglais par Christine Raguet, Editions ZOE, 2016.

 
Le fracas du temps, de Julian Barnes

fracas-du-temps-barnesFallait-il braver Staline et mourir jeune, en martyr comme le poète Ossip Mandelstam, le dramaturge Meyerhold, comme les proches des grandes poétesses Akhmatova et Marina Tvsetaeïva réduites au silence ? Ou valait-il mieux courber l’échine, lécher la main du Petit Père des peuples et durer ? Chostakovitch, comme Pasternak s’est plié au système, pour préserver sa famille, ses proches et sa vie. Est-ce du courage, est-ce de la lâcheté ? Qui peut juger ce que suppose vivre dans la terreur ?

Julian Barnes entre avec maestria dans cette douleur intime. Sa biographie romancée pénètre la conscience et la peur, qui suinte à chaque page de cette existence confisquée. Tour à tour honoré, décoré, souvent interdit, Chostakovitch était paradoxalement plus joué et reconnu en Occident qu’en Russie qui jugeait sa musique « formaliste », élitiste ou grossière. On l’accablait de musiques de films de propagande, l’empêchant du même coup de composer des opéras pour lesquels il se sentait fait. Mais Staline assassina son opéra « Lady Macbeth de Mzensk », pourtant ovationné des deux côtés du rideau de fer, et il n’en composa plus jamais. Humiliation suprême, Chostakovitch fut envoyé en délégation aux Etats-Unis, défendre les médiocres canons de l’art soviétique et dénigrer publiquement Stravinski, réfugié aux USA. Stravinski, qu’il admirait plus que tout. Mais le coup de grâce vint lorsqu’à la fin de sa vie, Khrennikov, Secrétaire Général de l’Union des compositeurs, qui avait pourri sa vie, le somma de le rejoindre aux côtés des censeurs et du pouvoir.
Julian Barnes montre le tragique d’une existence qui aura bu le poison jusqu’à la lie.

Julian Barnes, Le fracas du temps, traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin, Mercure de France, 2016


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A toute berzingue, de Kenneth Cook

a-toute-berzingueLe titre est explicite, quoique le titre anglais le soit tout autant, Fear is the rider. Car il s'agit bien de cela : la peur, et une fuite éperdue à travers l'outback australien, dans une petite Honda qui n'a rien à faire dans la caillasse et le désert, pour échapper à un fou sanguinaire.

C'est la situation où se retrouvent Shaw et Katie, qui viennent à peine de se rencontrer, et qui se retrouvent, menacés de mort, dans la fournaise et la poussière de cette partie intérieure du continent australien où l'on ne s'aventure pas sans se voir intimer l'ordre "de ne jamais abandonner son véhicule", sous peine de mourir dans les deux jours. De soif et de chaleur. 
Suspense garanti. Guère de psychologie dans ce livre haletant, où l'on joue avec les nerfs du lecteur ; on n'a pas de temps à perdre si l'on veut survivre à cette chasse à l'homme, et à la peur d'être englouti dans l'outback, décrit d'ailleurs magnifiquement par Douglas Kennedy, qui préface ce roman posthume d'un auteur connu pour ce livre culte qu'est Cinq matins de trop.
Suspense garanti, on vous le dit.


Kenneth Cook : A toute berzingue, traduit de l'anglais (Australie) par Mireille Vignol, Autrement, 2016, 230p.

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