Votre librairie en Brabant Wallon. Commandez vos livres en ligne, venez les chercher en magasin !

Au fil de l’entretien entre Pierre Delrock et Bernard Foccroulle se dégage le parcours d’un homme pour qui l’art n’est pas seulement un divertissement mais un moyen de connaissance, d’émerveillement et d’éducation. Le directeur de La Monnaie a ouvert l’opéra, en résonnance avec le monde qui nous entoure, en le mettant au service des créateurs, du public, des publics plutôt, dans un esprit profondément humaniste.

Pierre Delrock et Bernard Foccroulle
Entre passion et résistance
Labor

Alors que le brandon du Bien contre le Mal enflamme une partie du globe, qu’au nom de Dieu on massacre l’homme, Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros posent modestement la question de la place de l’individu en tant que tel, sensible à ses semblables. Au gré de leurs disciplines, la linguistique, la philosophie, la musique, ils dégagent l’émergence de l’individu dans l’art et les conséquences qui en découlèrent dans notre perception du monde. Depuis Petrarque, Monteverdi, depuis Van Eyck, l’homme a démarqué son sort de celui de sa corporation, de sa caste, sortant du troupeau des fidèles pour affirmer sa singularité. La musique, la peinture, l’écrit ont été les instruments et le siège de cette émancipation. A la Renaissance, l’art se met à hauteur de cet homme dérisoire, ordinaire et pourtant capable de toucher du doigt le divin par la beauté et l’harmonie.

Les trois textes de Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros ont été écrits à la demande du Collège de philosophie et sont publiés chez Grasset. 14,60 euros.

Tzvetan Todorov, Bernard Foccroulle et Robert Legros
La naissance de l’individu dans l’art
Grasset

Deux ans après la mort de son père, la mère de Lydia Flem décède entraînant un flot de sentiments contradictoires entre soulagement et amertume, colère et tendresse pour cette mère qui d’un coup a cessé de lui faire des reproches pour accueillir la fin dans les bras de sa fille. Après, il faut vider la maison. « Jadis, écrit Lydia Flem, la mort était une expérience qui se vivait au sein d’une communauté, la religion et la coutume dictaient des gestes, soutenaient l’endeuillé mais aujourd’hui le deuil appartient au seul enclos de la vie privée. » Et ce mot, vider recouvre soudain un acte terrible qui renvoie au passé de ses parents qu’une solution finale a tenté de liquider. Sera-ce au tour de la fille de faire disparaître toute trace, ou lui incombe-t-il de tout garder, d’emmener chez elle la maison de sa mère ? Chacun se reconnaîtra dans ce récit où le cocasse dispute à l’émotion et l’envie de fuir le désir de tout conserver.

Lydia Flem
Comment j’ai vidé la maison de mes parents
Seuil